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Médicaments sur ordonnance achetés sans autorisation à l’étranger : préjudices pour les consommateurs et stratégies de réponse

Les risques du marché gris des médicaments, porté par l’achat direct à l’étranger, et comment protéger marques et consommateurs, exemples concrets à l’appui.

Irene Lee4 min de lecture
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  1. Les autres mots-clés de la vente non autorisée : achat direct à l’étranger et achat pour compte de tiers
  2. Les médicaments vétérinaires coréens, victimes de l’explosion des ventes non autorisées liées à l’achat direct à l’étranger

Avec l’essor du shopping en ligne, de plus en plus de consommateurs achètent jusqu’à leurs médicaments directement à l’étranger, ce qui fait craindre des préjudices pour les consommateurs. La diversité des produits et la commodité des canaux de vente ont élargi leur choix, mais ont aussi multiplié les ventes non autorisées et les contrefaçons. Quand on pense aux contrefaçons et au marché gris (ventes non autorisées), on pense d’abord à l’électronique, à la mode ou à la beauté ; dans cet article, nous nous intéressons aux méthodes de distribution des médicaments sur le marché gris et aux stratégies pour les prévenir et protéger les marques.

Les autres mots-clés de la vente non autorisée : achat direct à l’étranger et achat pour compte de tiers

L’achat d’aliments et de médicaments directement à l’étranger ou par l’intermédiaire de services d’achat pour compte de tiers progresse, et les préjudices pour les consommateurs augmentent avec lui. Selon le Centre d’information sur la gestion des médicaments du Service coréen d’évaluation et d’examen de l’assurance maladie (HIRA), plus de 18 000 cas de distribution illégale de médicaments ont été relevés ces trois dernières années (source : News The Voice). Des médicaments sur ordonnance, normalement vendus uniquement en pharmacie, circulent donc illégalement. Voyons dans cet article comment les vendeurs malveillants écoulent des médicaments sur le marché gris.

1. La vente non autorisée en ligne et hors ligne : les plateformes e-commerce

Avec l’arrivée en force des plateformes étrangères en Corée, le ministère coréen de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique (MFDS) a surveillé les produits vendus sur Qoo10, AliExpress, Temu, Shein et d’autres. Résultat : 230 médicaments, 160 dispositifs médicaux et 132 produits de santé distribués sur le marché gris ont été repérés.

Les médicaments sur ordonnance se vendent sans autorisation en ligne, mais aussi hors ligne. Selon une enquête du Korea Economic Daily, une vingtaine de boutiques du marché d’import Dokkaebi, au marché de Namdaemun, vendent des produits à base de mélatonine fabriqués aux États-Unis. Aux États-Unis, la mélatonine s’achète facilement, jusque dans les supérettes, mais en Corée, elle n’est délivrée que sur ordonnance. Certains exploitent cet écart pour vendre en Corée des médicaments étrangers à bas prix.

2. La vente non autorisée de médicaments via les réseaux sociaux

Pour empêcher la distribution de médicaments sur le marché gris en ligne, le MFDS détecte et sanctionne les annonces de vente sur les grands portails comme Naver, Daum et Google. En septembre 2023, une opération de contrôle ciblée a permis de relever des ventes non autorisées sur 107 boutiques en ligne généralistes, 102 cafés et blogs, 51 comptes sur les réseaux sociaux, etc. Certains vendeurs illégaux s’organisent même en réseaux via les réseaux sociaux : pendant six ans, à partir de 2017, ils ont écoulé illégalement, sur le marché gris, 250 000 unités de 208 médicaments sur ordonnance et en vente libre, d’une valeur de 1,6 milliard de wons. Ces activités illégales, qui menacent marques et consommateurs avec des méthodes comme la livraison réservée aux seuls acheteurs dont l’identité a déjà été vérifiée, doivent être repérées et sanctionnées rapidement.

3. La vente non autorisée en ligne via de fausses pharmacies

Il arrive aussi que des médicaments soient fabriqués et vendus illégalement. Les faux sites qui vendent des traitements contre les troubles de l’érection en sont un exemple typique. De janvier 2022 à cette année, des vendeurs ont créé un site de vente non autorisée de médicaments baptisé « pharmacie ○○ » pour promouvoir et vendre des traitements contre les troubles de l’érection, authentiques comme contrefaits. Plus grave encore, l’un d’eux s’était enregistré comme « négociant » pour recevoir des traitements authentiques de laboratoires pharmaceutiques et les distribuer en Corée, élargissant ainsi ses circuits de vente. Ces médicaments illégaux peuvent menacer gravement la santé des consommateurs, qui doivent rester vigilants.

4. Une menace pour les marques coréennes : la vente non autorisée à l’étranger

Les produits Rejuran, très populaires en Corée, étant distribués à l’étranger sur le marché gris, leur fabricant coréen réagit fermement. De nombreux cas de produits destinés au marché coréen et écoulés illégalement à l’étranger ont été découverts, grâce aux systèmes d’authentification par QR code et NFC. Des personnes non autorisées ont vendu à l’étranger des produits Rejuran destinés au marché coréen. Les produits n’étant fournis qu’à des clients agréés, en Corée comme à l’étranger, il s’agit d’actes délictueux qui sapent l’ordre normal de la distribution. La marque surveille en continu ces activités illégales pour garantir un environnement de soins sûr et sain.

Comment protéger consommateurs et marques

Au-delà des médicaments sur ordonnance, les ventes non autorisées touchent aussi beaucoup les produits de santé et médicaments en vente libre du quotidien, comme le dentifrice, les bains de bouche, les serviettes hygiéniques ou les tampons. Les achats pour compte de tiers, fréquents en ligne comme hors ligne, sont illégaux. Il faut aussi garder à l’esprit que, même lorsqu’une publicité présente un produit comme identique à celui autorisé à l’importation en Corée, il s’agit très probablement d’un produit contrefait ou défectueux, et qu’en cas de préjudice, le consommateur ne bénéficie d’aucune protection juridique.

Pour réduire au minimum les préjudices liés aux médicaments et protéger les consommateurs, le MFDS contrôle en continu la vente et l’intermédiation illégales de médicaments en ligne en violation de la loi sur la pharmacie, afin d’assainir la distribution des médicaments. Il prépare également une loi sur la sécurité en ligne des aliments et des médicaments, qui vise à régler d’un coup, par voie législative, la responsabilité des plateformes et les difficultés posées récemment par les intermédiaires de vente étrangers comme AliExpress et Temu. En parallèle, il s’appuie sur l’intelligence artificielle (IA) pour repérer rapidement l’argot utilisé pour échapper aux contrôles sur les stupéfiants, en analysant et en surveillant les termes relevés dans les affaires détectées. Au-delà du MFDS, les laboratoires pharmaceutiques doivent eux aussi, pour protéger les consommateurs et leur marque, surveiller en continu Internet, en particulier les marketplaces ouvertes et les réseaux sociaux, afin d’identifier les canaux de vente non autorisés et d’agir contre eux.

Les médicaments vétérinaires coréens, victimes de l’explosion des ventes non autorisées liées à l’achat direct à l’étranger

Avec la multiplication des canaux en ligne, les consommateurs achètent de plus en plus à l’étranger non seulement des médicaments à usage humain, mais aussi des médicaments vétérinaires. La raison principale : leur prix plus bas. On trouve par exemple facilement sur les marketplaces étrangères des vendeurs de médicaments vétérinaires, dont des traitements préventifs contre la dirofilariose.

En Corée pourtant, il est illégal pour toute personne autre qu’un pharmacien de vendre les traitements préventifs contre la dirofilariose, un parasite des animaux de compagnie. Or des sites permettant d’acheter des médicaments vétérinaires à l’étranger s’affichent ouvertement sur les grands portails, et des produits vendus plus de 60 000 wons en Corée s’y achètent 25 % moins cher, d’où le problème. Ces sites du marché gris sont difficiles à bloquer : dès qu’on en bloque un, un site miroir apparaît aussitôt.

Les traitements préventifs contre la dirofilariose, comme de nombreux autres médicaments pour animaux sur ordonnance ou en vente libre, sont vendus en ligne sans autorisation. Pour éviter que des consommateurs n’achètent des produits d’origine douteuse et pour protéger la santé des animaux contre les mauvais usages, il faut agir vite : blocage des sites, demandes d’enquête, etc. Pour cela, les laboratoires doivent surveiller la vente non autorisée de médicaments vétérinaires, et agir contre elle, sur les marketplaces ouvertes et les réseaux sociaux grâce à des recherches par mots-clés sur chaque plateforme. Pour la santé des animaux comme pour la protection de leur marque, une gestion stratégique et efficace des canaux de distribution est indispensable. Mais surveiller tous les canaux et agir contre ces ventes avec des effectifs limités est forcément inefficace. Adoptez la solution d’IA de MarqVision pour gérer rapidement et efficacement les canaux de vente en ligne de plus de 100 pays. Vous gagnerez aussi en visibilité et en contrôle sur des canaux de distribution en ligne que vous ne connaissiez pas.

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Écrit par

Irene Lee