MarqVision : « Les ventes non autorisées font perdre gros aux marques et entament la confiance dans les entreprises »

- Publication du Rapport 2025 sur les stratégies de réussite en e-commerce, fondé sur une enquête auprès de 175 professionnels en entreprise
- 8 entreprises sur 10 : « Les ventes non autorisées nous coûtent plus de 5 % de notre chiffre d’affaires annuel » ; des préjudices multiples, dont la dégradation de la valeur de la marque
MarqVision, spécialiste des solutions de PI intégrées fondées sur l’IA, a annoncé le 19 juin la publication du Rapport 2025 sur les stratégies de réussite en e-commerce, qui présente les résultats d’une enquête sur les ventes non autorisées. C’est la première fois que les préjudices subis par les entreprises et l’ampleur réelle des pertes liées aux ventes non autorisées sont détaillés.
Les ventes non autorisées désignent la mise en vente, par des vendeurs sans autorisation officielle, de produits d’authenticité douteuse en utilisant sans droit les visuels produits de la marque, par exemple. Risque de distribution majeur dans la mode, la beauté, l’alimentation et bien d’autres secteurs, elles englobent aussi bien les ventes à des prix si bas qu’ils dérèglent le marché que les fiches produits modifiées à leur guise qui sèment la confusion chez les consommateurs. La circulation de produits de provenance douteuse et des conditions de stockage peu hygiéniques peuvent nuire à la satisfaction des consommateurs, voire menacer leur santé.
Le rapport s’appuie sur une enquête approfondie auprès de 175 professionnels en entreprise ayant déjà rencontré des ventes non autorisées en ligne, et analyse sous plusieurs angles leur fréquence, l’ampleur des préjudices et les stratégies de réponse. Résultat : les ventes non autorisées menacent sérieusement la valeur et la rentabilité des marques, et comme les entreprises ne les détectent et ne les traitent qu’après coup, les pertes de chiffre d’affaires se répètent en un cercle vicieux.
À la question de la fréquence à laquelle ils constatent des violations du prix minimum de vente ou du prix de vente conseillé, 81,7 % des répondants disent découvrir régulièrement des ventes non autorisées, signe que le phénomène est devenu quotidien. Ils les constatent « chaque mois » pour 40,6 %, « chaque semaine » pour 31,4 % et même « chaque jour » pour 9,7 %.
Le problème, c’est que ces préjudices nuisent à l’image des marques. Les types de préjudices recensés sont ▲ la baisse de la valeur de la marque (36,6 %) ▲ l’atteinte à la politique de prix officielle (24,2 %) ▲ la perte de confiance des consommateurs (20,8 %) ▲ les problèmes d’alignement des prix sur des plateformes comme Coupang (18,5 %). Valeur de la marque et confiance des consommateurs réunies représentent 57,4 %, soit plus de la moitié. Comme les vendeurs non autorisés écoulent souvent d’anciens modèles ou des produits sans les mises à jour officielles, la satisfaction des consommateurs et la confiance dans la marque en pâtissent directement.
Les pertes réelles sont loin d’être négligeables. 49,1 % des répondants disent perdre 5 à 10 % de leur chiffre d’affaires annuel à cause des ventes non autorisées, et 29,7 % entre 10 et 20 %. Au total, 79 % perdent plus de 5 % de leur chiffre d’affaires annuel, et plus de 9 % des entreprises perdent plus de 20 % : la gravité du préjudice est évidente.
Interrogés sur leur façon de surveiller les ventes non autorisées, 42,3 % disent « surveiller activement et agir », 34,9 % « surveiller mais avoir du mal à réagir efficacement » et 19,4 % « surveiller de temps en temps sans agir ». Si 96,6 % des répondants connaissent le problème, moins de la moitié y répondent activement.
Les modes d’action sont ▲ le signalement direct aux plateformes (35,4 %) ▲ la voie juridique (28,6 %) ▲ la gestion interne de la distribution (25,7 %), et 10,3 % n’ont encore mis en place aucun moyen d’action, faute de personnel spécialisé, de ressources ou de priorité donnée au sujet.
La satisfaction à l’égard de ces réponses reste faible. Si certaines entreprises ont récupéré une partie de leurs pertes, 66,3 % des répondants estiment que les pertes restent importantes, et 6,9 % répondent « ne pas savoir », ce qui montre un besoin urgent de systèmes internes de suivi des préjudices et de surveillance des données.
« Cette enquête montre, à travers la voix des professionnels de terrain, que les ventes non autorisées ne concernent pas un secteur ou une marque en particulier, mais menacent toute la chaîne de distribution », souligne Mark Lee, CEO de MarqVision. « Pour préserver pleinement la valeur de leur marque, les entreprises doivent dépasser les réponses ponctuelles et se doter d’une stratégie méthodique de surveillance et d’action en temps réel, avec les compétences qui vont avec. »