Ce qui se passe à l’insu des marques : le moment où les vendeurs non officiels prennent le contrôle des prix
Sur un e-commerce coréen de 271 000 milliards de wons, comment les vendeurs non officiels font s’effondrer les prix des marques, et comment protéger vos canaux.

Sur cette page9
- Le marché gris de l’e-commerce en 2026 : le moment où les vendeurs non officiels prennent le contrôle des prix
- Qu’est-ce que le marché gris ? Quand des vendeurs non officiels monétisent le marché dans lequel la marque a investi
- Trois voies par lesquelles les vendeurs non officiels entrent sur les canaux e-commerce
- La perte de l’Item Winner : quand la marque perd sa visibilité
- Les trois préjudices que le marché gris laisse aux marques
- Les marques doivent désormais piloter la maîtrise de leur distribution, et pas seulement leurs volumes de ventes
- La stratégie de MarqVision contre le marché gris
- Et si des vendeurs non officiels captaient la demande dans laquelle votre marque a investi ?
- FAQ | Ce qui se passe à l’insu des marques : le moment où les vendeurs non officiels prennent le contrôle des prix
Le marché gris de l’e-commerce en 2026 : le moment où les vendeurs non officiels prennent le contrôle des prix

« Nos produits se vendent 30 % sous le prix officiel sur Naver Smart Store, et nous ne savons pas qui est le vendeur. »
« Nous perdons sans cesse l’Item Winner sur Coupang : est-ce une simple question de concurrence sur les prix ? »
Si ces situations vous parlent, votre marque est très probablement déjà confrontée à la distribution sur le marché gris.
Les marques investissent dans la publicité et le marketing pour créer de la demande, mais ce sont des vendeurs non officiels qui empochent les revenus : ce schéma se répand rapidement sur l’e-commerce coréen. Dans une distribution centrée sur les marketplaces comme Coupang, Naver Smart Store ou 11st, en particulier, des vendeurs non officiels s’emparent à l’insu des marques de la maîtrise des prix et de la visibilité des produits, encore et encore.
Le problème ne se résume plus à des « ventes à bas prix ». La distribution sur le marché gris devient un risque structurel qui ébranle à la fois la politique tarifaire des marques, leur réseau de distribution officiel et la confiance des consommateurs.
Qu’est-ce que le marché gris ? Quand des vendeurs non officiels monétisent le marché dans lequel la marque a investi

Le marché gris n’est pas la contrefaçon. Il désigne la vente de produits authentiques en dehors du réseau de distribution officiel de la marque : produits arrivés sur les plateformes e-commerce par importation parallèle, revente ou circuits de gros non autorisés. Autrement dit, le produit lui-même est authentique, mais il arrive sur les plateformes par une voie que la marque n’a pas autorisée.
L’e-commerce coréen a atteint 271 000 milliards de wons en 2025 (Statistics Korea). Le marché gris se développe rapidement dans le même temps. Selon un rapport publié en 2025 par l’OCDE et l’EUIPO, le commerce mondial de produits contrefaits et piratés atteint 467 milliards de dollars, soit 2,3 % du commerce mondial. En y ajoutant la distribution sur le marché gris, le préjudice réel pour les marques est bien plus important.
Mais un autre point rend le marché gris plus dangereux encore pour les marques : ses produits étant « authentiques », les plateformes ne les bloquent pas automatiquement. C’est donc à la marque qu’il revient de détecter les vendeurs non officiels et d’y répondre elle-même.
Trois voies par lesquelles les vendeurs non officiels entrent sur les canaux e-commerce

Les vendeurs non officiels se procurent les produits et entrent sur les plateformes par diverses voies qui échappent au contrôle de la marque.
① L’importation parallèle : des volumes achetés moins cher à l’étranger qui arrivent sur l’e-commerce coréen
Les vendeurs non officiels revendent sur les plateformes coréennes des produits achetés moins cher à l’étranger. Sur Coupang et Naver en particulier, il est fréquent de voir ces produits publiés 15 à 40 % sous le prix de vente officiel. Dans les catégories luxe et premium, des remises allant jusqu’à 45 % ont même été constatées.
Le problème ne se limite pas à l’écart de prix : conditions de stockage invérifiables, dates de péremption mal gérées, absence de service après-vente, caractéristiques différentes selon les pays… pour un même produit, l’expérience du consommateur peut varier fortement. Et c’est à la marque que le consommateur l’impute.
② La revente : quand des revendeurs monétisent la demande créée par la marque
Il s’agit d’acheter dans la boutique officielle des produits en promotion ou des lots grand format pour les reconditionner et les revendre, ou d’acheter en masse pour revendre à prix cassés. C’est le mécanisme le plus direct par lequel la demande créée par la marque à coups de publicités et de campagnes se transforme en revenus pour les vendeurs non officiels. Si, après une promotion, un même vendeur fixe à répétition le prix le plus bas, la marque a tout intérêt à examiner sans attendre ses options de réponse face aux vendeurs non officiels.
③ La redistribution non autorisée par des grossistes : quand des partenaires officiels sortent du cadre de leur contrat
Il s’agit du cas où un partenaire de distribution officiel de la marque revend à des tiers en dehors du périmètre de son contrat. La marque subit alors simultanément l’échec du contrôle des prix, l’impossibilité de tracer les circuits de distribution, la hausse du nombre de vendeurs non officiels et la neutralisation de sa politique MAP. Plus la gestion des contrats de distribution est relâchée, plus le marché gris se propage vite.
La perte de l’Item Winner : quand la marque perd sa visibilité

Sur Coupang, l’Item Winner est le système qui met en avant, parmi les vendeurs d’un même produit, celui qui offre les meilleures conditions de prix, de livraison et d’achat. Le problème surgit dès qu’un vendeur non officiel publie le produit sous le prix officiel. L’Item Winner bascule automatiquement vers lui, et la visibilité de la boutique officielle de la marque chute brutalement. Au bout du compte, les consommateurs voient d’abord le produit du vendeur non officiel, et non celui du point de vente officiel.
En mai 2026, Coupang comptait 34,4 millions d’utilisateurs actifs mensuels (MAU). Pour une marque, c’est un immense point de contact avec les clients qui passe aux mains de vendeurs non officiels. Ce n’est pas une simple question de concurrence sur les prix : c’est un problème structurel, où le budget publicitaire et les efforts marketing de la marque finissent par servir les ventes de vendeurs non officiels.
Les trois préjudices que le marché gris laisse aux marques
La distribution sur le marché gris ne cause pas un préjudice isolé. Elle met la marque sous pression dans trois directions à la fois.
① L’effondrement de la politique tarifaire : quand la politique MAP devient lettre morte
Dès que les annonces à bas prix des vendeurs non officiels apparaissent sur les plateformes, les partenaires de distribution officiels subissent eux aussi une pression à la baisse. La politique MAP (Minimum Advertised Price) fixée par la marque devient alors de fait lettre morte. Sans une gestion solide de sa politique tarifaire, c’est à terme la valeur même de la marque qui vacille.
② Une confiance des partenaires officiels affaiblie
« Pourquoi les vendeurs non officiels vendent-ils moins cher que la boutique officielle ? » Si cette situation se répète, le mécontentement des partenaires officiels grandit vite. Elle se traduit par des départs de partenaires, des pressions pour renégocier les contrats, un réseau de distribution affaibli et des coûts de gestion des canaux en hausse.
③ Une confiance des consommateurs entamée
Produits d’importation parallèle mal stockés, problèmes de dates de péremption, absence de service après-vente : le mécontentement des consommateurs qui achètent sur des canaux non officiels retombe sur le service client officiel et les avis de la marque. Au bout du compte, une distribution que la marque ne contrôle pas finit par abîmer sa réputation.
Les marques doivent désormais piloter la maîtrise de leur distribution, et pas seulement leurs volumes de ventes

Si l’augmentation des volumes de ventes était hier le KPI clé, le contrôle de la distribution devient aujourd’hui un avantage concurrentiel.
Dans un e-commerce centré sur les marketplaces, en particulier, il faut pouvoir répondre immédiatement aux questions suivantes :
- Combien de vendeurs non officiels sont actifs en ce moment ?
- Sur quelle plateforme l’effondrement des prix a-t-il commencé ?
- Quels vendeurs s’emparent régulièrement de l’Item Winner ?
- Où partent les produits en dehors du réseau de distribution officiel ?
Si elle ne voit pas ces flux en temps réel, la marque réagit très probablement déjà trop tard.
La stratégie de MarqVision contre le marché gris
Les plateformes ne régleront pas le problème du marché gris à la place des marques. C’est à la marque de bâtir son propre dispositif de détection, d’analyse et de réponse.
1. Surveiller en permanence les vendeurs non officiels : il faut suivre en continu les annonces non autorisées sur les grandes plateformes comme Coupang, Naver ou 11st, à partir du nom de la marque et de ses produits. Sans automatisation, le préjudice s’est souvent déjà propagé au moment où on le découvre.
2. Analyser en temps réel les vendeurs et l’évolution des prix : au-delà d’une simple surveillance des prix, la marque doit suivre les schémas de chute des prix, l’historique des changements d’Item Winner, les vendeurs récurrents, les flux de ventes anormaux et les écarts de prix entre plateformes. Marq AI analyse en temps réel les données des vendeurs et des prix pour détecter les schémas de distribution anormaux et les flux du marché gris. Grâce à la Brand Intelligence, il visualise aussi l’ampleur des pertes cumulées et les flux de demande vers les canaux non officiels.
3. Automatiser le retrait des annonces sur la base de la PI : automatiser les signalements aux plateformes et le retrait des annonces sur la base des droits de marque (PI) réduit considérablement les délais de réponse. Face au marché gris, tout est au fond une question de vitesse : plus le délai entre détection et retrait est court, plus le préjudice pour la marque est limité.
4. Renforcer la gestion des contrats avec les partenaires officiels : il faut vérifier en continu que les distributeurs agréés respectent la politique tarifaire, et disposer d’un dispositif pour réagir immédiatement en cas de redistribution. Pour un contrat de distribution, la « gestion au quotidien » compte plus que la signature.
Et si des vendeurs non officiels captaient la demande dans laquelle votre marque a investi ?

Savez-vous précisément combien de vendeurs non officiels sont actifs aujourd’hui sur les canaux e-commerce de votre marque ?
Si vous ne pouvez pas répondre sur-le-champ, il est temps de faire le point. MarqVision propose un dispositif de réponse au marché gris fondé sur la Brand Intelligence, de la détection des vendeurs non officiels à l’analyse des prix, au retrait des annonces et au contrôle de la demande sur les canaux.
Demandez une démo gratuite : vérifiez si la demande créée par vos investissements marketing ne se transforme pas en ventes pour des vendeurs non officiels. Une démo en direct vous montre l’état actuel du marché gris sur vos canaux e-commerce.
FAQ | Ce qui se passe à l’insu des marques : le moment où les vendeurs non officiels prennent le contrôle des prix

Q1. Quelle différence entre le marché gris et la contrefaçon ?
Le marché gris désigne la vente de produits authentiques en dehors du réseau de distribution officiel de la marque. La contrefaçon, elle, est un faux produit qui imite la marque. Les produits du marché gris étant authentiques, les plateformes ne les bloquent souvent pas automatiquement.
Q2. Comment l’Item Winner de Coupang est-il attribué ?
L’Item Winner de Coupang est attribué automatiquement selon des critères comme le prix, la rapidité de livraison, les conditions d’achat et l’expérience client. Un vendeur non officiel qui vend moins cher que le point de vente officiel a plus de chances de l’obtenir.
Q3. Les marques peuvent-elles arrêter les vendeurs non officiels ?
Oui. Les marques peuvent bâtir un dispositif de réponse face aux vendeurs non officiels grâce aux signalements fondés sur les droits de marque (PI), à une politique MAP, à la surveillance des vendeurs non agréés sur l’e-commerce et à la gestion des contrats de distribution.
Cet article est le deuxième de la série « Ce qui se passe à l’insu des marques ». Ne manquez pas le prochain épisode, publié la semaine prochaine :
- Épisode 1. Comment les budgets publicitaires des marques deviennent des revenus de phishing : état des lieux de l’usurpation de marque
- Épisode 2. Le moment où les vendeurs non officiels prennent le contrôle des prix (cet article)
- Épisode 3. Pourquoi les marketplaces ne bloquent pas automatiquement les contrefaçons
